SU-ITE DANS LES IDÉES

Les séminaires de l'Institut de la transition environnementale

Les séminaires de SU-ITE visent à explorer les freins et les difficultés scientifiques, techniques et économiques de la transition écologique, et les conditions nécessaires pour les dépasser, notamment d’un point de vue social, économique, politique et culturel.

 

Cycle 6 – Mobilités et étalement urbain :

quelles nouvelles perspectives ?

L’étalement urbain, l’extension des zones urbaines au détriment des zones naturelles et rurales, est généralement considéré comme non durable du fait de l’artificialisation des sols, de l’augmentation des déplacements et des inégalités sociales qui l’accompagnent. La densification des villes est prônée pour le contrecarrer, mais présente aussi des inconvénients (îlots de chaleur, tours, manque d’espaces verts…). Cependant, à l’heure où se reconfigurent et se développent les mobilités « actives » (marche, vélos, etc.), de nouvelles formes de transports en commun, associés à des modes de production d’énergie plus décentralisés et des formes nouvelles d’habitat (tels que les logements participatifs), peut-on reconsidérer l’étalement urbain, et faire en sorte qu’il soit compatible avec la biodiversité, les écosystèmes et l’agriculture ?

 

Mobilités, infrastructures et biodiversité :
repenser le modèle

Jeudi 19 décembre, 17h30-19h30, Campus Pierre et Marie Curie

En matière d’aménagement urbain et périurbain, notamment pour la création et la restructuration des infrastructures de transport, la stratégie environnementale qui prédomine en France consiste à atténuer ou compenser les impacts des aménagements sur les écosystèmes, selon la séquence « Éviter, réduire, compenser » (ERC) renforcée par la loi Biodiversité de 2016. Des recherches commencent à montrer que le bilan environnemental de cette stratégie est médiocre. Peut-on passer à une logique plus ambitieuse intégrant la valeur sociale et économique des espaces naturels pour repenser l’aménagement et les transports ? Quelles en seraient les conséquences sur l’étalement urbain ?

Avec :
Yannick Autret, directeur du programme ITTECOP, Infrastructures de transports terrestres, écosystèmes et paysages, CGDD

Matthieu Rivet, chef de l’agence centrake, CDC-Biodiversité

 

Reconfigurer les mobilités quotidiennes

Jeudi 7 novembre, 17h30-19h30, Institut de géographie

Face aux conséquences des dérèglements environnementaux, la réduction des émissions polluantes par les transports est devenue une urgence. L’une des solutions paraît être de reconfigurer les espaces urbains de façon à réduire les distances de déplacement maison-travail et leur durée, à l’inverse du mouvement observé depuis 30 ans dans les métropoles du fait de l’amélioration des transports et des politiques de logement. Le développement des mobilités actives (marche, vélo), des mobilités partagées et de l’électromobilité peut-il jouer un rôle dans ce réaménagement ? A quelles conditions : meilleure accessibilité, infrastructures dédiées, création d’activités… ? Comment faire pour compenser l’attractivité des pôles centraux tels que Paris au profit des pôles périphériques qui aspirent eux-aussi au développement économique et social ?

Avec :
Xavier Desjardins, professeur à Sorbonne Université

Olivier Bonin, Laboratoire Ville Mobilité Transport (LVMT), responsable du projet SOFT(Sobriété énergétique par les formes urbaines et le transport)

 

Mobilités actives, un nouveau capital ?

Jeudi 10 octobre 2019, 17h30-19h, Institut de géographie

On le sait, vivre à distance d’un centre-ville où l’on va travailler est une contrainte de temps et d’argent qui pèse sur de nombreuses familles. Pour le dire autrement, la mobilité est sujette à des déterminismes socio-économiques. De même que les revenus et le patrimoine (le capital économique) et les relations professionnelles, amicales, familiales (le capital social), la mobilité constitue un capital très inégalitaire. Les nouvelles formes de mobilité qui se développent dans des villes plus durables (marche, « système vélo », deux-roues motorisés, véhicules partagés…) peuvent-elles changer la donne, contribuer à rendre plus équitable le capital mobilité et à donner aux individus de nouveaux choix ? Quelles sont les pratiques de déplacement en contexte urbain, les freins aux mobilités actives et nos « marches » de progression ? Comment concilier et connecter les différentes formes de déplacement individuel et en commun ? Comment la ville doit-elle se (re)structurer ?

Avec :
Florence Huguenin-Richard, géographe, maîtresse de conférences en géographie et aménagement, directrice du laboratoire ENEC (Espaces, nature et culture, FRE 2026 CNRS), Sorbonne Université

Frédéric Héran, économiste et urbaniste, maître de conférences, chercheur au CLERSE (Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques, UMR 8019 CNRS), Université de Lille

 

Cycle 5 – Mai-juillet 2019

Economie de l’environnement

L’adaptation des filières industrielles à la transition environnementale

Jeudi 13 juin 2019, 17h15-19h30

Salle de conférences de l’iEES, Campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu 75005 Paris,
Tour 44, 4eme étage, Couloir 44-45

Au fur et à mesure que le paysage politique, réglementaire, technologique, social et économique est modifié par la transition environnementale, les filières industrielles qui y sont engagées doivent à la fois favoriser cet environnement changeant et s’y adapter. Comment s’organisent-elles pour cela ? Quels problèmes doivent-elles résoudre ? Sur quelles innovations et stratégies s’appuient-elles ? Dans quelle mesure les demandes des consommateurs les influencent-elles ? En quoi l’échelle territoriale est-elle pertinente pour les filières engagées dans la transition ? Ce séminaire s’intéressera d’une part à l’organisation des filières des énergies renouvelables, d’autre part aux facteurs qui poussent les entreprises, tous secteurs confondus, à intégrer les innovations et les nouvelles normes environnementales dans leurs pratiques et leurs stratégies.

Avec :

Frédéric TUILLÉ, Responsable des études, Observ’ER – Observatoire des énergies renouvelables
La dynamique des filières du photovoltaïque et de l’éolien en France

Hubert GATIGNON, Professeur émérite de marketing et d’administration des affaires, INSEAD
Comment les entreprises adoptent-elles les innovations et les normes environnementales ?

 

Les stratégies de neutralité carbone peuvent-elles réussir ?

Mercredi 22 mai 2019, 17h15-19h30

Salle de conférences de l’iEES, Campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu 75005 Paris,
Tour 44, 4eme étage, Couloir 44-45

Suite à l’Accord de Paris sur le climat, la Commission européenne et plusieurs pays de l’Union ont annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050, soit l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption. En France, un récent projet de loi propose d’accélérer la baisse de la consommation d’énergies fossiles à -40 % en 2030, au lieu des -30 % prévus antérieurement, et la fin de la production d’électricité à partir de charbon d’ici 2022. Plusieurs initiatives visent à soutenir ces stratégies internationales et nationales. Ainsi, le « Deep Decarbonization Pathways Project », mené par l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) et le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies (SDSN), a élaboré, pour 16 pays, des trajectoires de décarbonation. L’étude ZEN 2050 (zéro émission nette 2050) lancée par l’association Entreprises pour l’environnement (EpE) vient de produire une image du territoire en France une fois l’objectif de zéro émission nette atteint.
Quels changements de production, d’organisation économique et sociale, de consommation les stratégies « bas carbone » impliquent-elles précisément ? Quels investissements, quelles politiques économiques faut-il engager et poursuivre ? Les trajectoires de transformation envisagées sont-elles crédibles ?

Avec :

Henri WAISMAN, IDDRI, chercheur au sein du programme Climat, coordinateur du Deep Decarbonization Pathways Project.
Comment soutenir les stratégies nationales bas carbone ?

David LAURENT, Entreprises pour l’Environnement (EpE), Responsable du pôle Climat et Ressources
Imaginer et construire une France neutre en carbone. Les résultats de l’étude ZEN 2050

 

Cycle 4 – février-avril 2019

La transition alimentaire

La transition environnementale repose notamment sur une transition alimentaire. En effet, l’ensemble du système sur lequel repose notre alimentation impacte l’environnement et notre santé : production, récolte, stockage, transport des aliments de base, transformation, conditionnement, transport et distribution, consommation des aliments, élimination et recyclage des déchets. La transition alimentaire consiste à réduire ou éliminer ces impacts à l’une ou plusieurs de ces étapes.

Séance 3 – Des régimes alimentaires durables pour la santé et la sécurité sanitaire ?

Jeudi 18 avril 2019, 17h15-19h30

Salle de conférences de l’iEES, Campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu 75005 Paris,
Tour 44, 4eme étage, Couloir 44-45

Une alimentation durable doit suivre des indicateurs environnementaux, économiques (des prix acceptables pour les budgets des ménages), socio-culturels (nous ne sommes pas tous prêts à nous nourrir de graines ou d’insectes), mais aussi sanitaires (respect des recommandations nutritionnelles et élimination des contaminations microbiennes et chimiques). Que sait-on scientifiquement des relations entre alimentation et santé ? Où en est-on des habitudes alimentaires et de leurs évolutions récentes ? Dans quelle mesure sont-elles concordantes ou discordantes avec les recommandations nutritionnelles, en France et ailleurs ? Quelles pourraient être les conséquences sanitaires d’une augmentation des sources végétales et d’une diminution des sources animales, qui vont de pair avec la transition alimentaire ? L’accès à une alimentation « écologique », choisie et équilibrée, ne devrait-il pas faire l’objet d’une politique sociale ambitieuse ? Peut-on ainsi envisager de créer une « sécurité sociale de l’alimentation » ?

Avec :

Khadija EL HADRI-ZEGOUAGH, professeure de biologie à Sorbonne Université, Responsable du parcours Nutrition, Qualité et Santé, Master Bip
Les liens nutrition santé : un état des lieux

Jean-François HUNEAU, professeur de biologie et nutrition humaines à AgroParisTech
Des régimes alimentaires plus « écologiques » : quelles conséquences nutritionnelles et sanitaires ?

Lorine AZOULAI, ingénieure spécialisée en sciences-politiques et alimentation durable, Ingénieurs Sans Frontières – AGRISTA (agriculture et souveraineté alimentaire)
Vers une sécurité sociale alimentaire ?

 

Séance 2 – La transition alimentaire dans les territoires

Jeudi 21 mars 2019, 17h15-19h30

Comme nombre d’aspects de la transition environnementale, la transition vers une alimentation soutenable passe d’abord par les territoires des pays. C’est en effet là que peuvent s’organiser des filières durables de production et de distribution des produits alimentaires, tenant compte des particularités locales et régionales. C’est là que se prennent déjà les initiatives et les innovations pour des nouvelles agricultures, là que s’établissent l’éducation et l’accès à une alimentation saine. Quelles sont et seront les conséquences de la transition sur la production et la distribution alimentaires ? Sur le développement local et régional ? Quelles évolutions note-t-on chez les industriels de l’agroalimentaire ? Comment transformer la gouvernance du système agroalimentaire pour organiser la transition aux différentes échelles géographiques ?

Avec :

Jean-Louis Rastoin, professeur à Montpellier SupAgro, UMR 1110 Moisa, Chaire UNESCO « Alimentations du monde », Membre de l’Académie d’Agriculture de France
Transitions : Vers des systèmes alimentaires territorialisés ?

Monique Poulot-Moreau, professeur de géographie à l’université Paris-Nanterre
Les projets alimentaires territorialisés : questions d’échelle et questions de gouvernance.

Séance 1 – Changer de régime alimentaire : une nécessité suffisante pour la transition écologique ?

Jeudi 21 février 2019, 17h15-19h30

Salle de conférences de l’iEES, Campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu 75005 Paris
Tour 44, 4eme étage, Couloir 44-45

Selon de nombreuses études scientifiques, la transition environnementale passe obligatoirement par une modification du contenu de nos assiettes. En effet, nos régimes déterminent la nature et les quantités des productions agroalimentaires et donc leurs effets sur l’environnement (rejets de gaz à effet de serre, pollutions par les nitrates et les pesticides, érosion des sols…). Ainsi, des modélisations ont mis en évidence l’intérêt environnemental d’une diminution de la consommation de viande et de ses dérivés, couplée à la limitation de l’élevage des ruminants aux prairies. Entre effets sur l’environnement et effets sur la santé, quels sont les arguments et les actions en faveur de nouveaux régimes alimentaires ? A quelles conditions le système agro-alimentaire peut-il évoluer ?

Nourrir la France et le monde en 2050 : quel régime alimentaire, quelle agriculture, quelle pollution ?
Gilles Billen et Josette Garnier, laboratoire METIS (Milieux environnementaux, transferts et interactions dans les hydrosystèmes et les sols), Sorbonne Université

Changer nos régimes alimentaires. Pourquoi ? Comment ? Quelles conséquences environnementales ?
Stephan Marette, Inra, UMR Économie publique, Tiverval–Grignon, coresponsable du projet ANR Diet+

 

Cycle 3 – Octobre-décembre 2018

Réinventer la ville. Quelle transition vers un habitat soutenable et souhaité ?

C’est une évidence : alors que plus de la moitié de la population mondiale est urbaine, les villes et leurs banlieues doivent être repensées, réinventées dans leur organisation et leur fonctionnement de façon à diminuer leurs consommations de ressources, de matériaux et d’énergie, leurs impacts massifs sur l’eau, les sols et l’air et à permettre à chacun d’y bien vivre. A côté des transports et de l’industrie, l’habitat résidentiel et tertiaire (au sens large, y compris les espaces communs et le cadre de vie) demande un soin particulier afin de réduire à la fois sa consommation de matériaux et sa production de déchets et de polluants (il représente près de 20 % des émissions d’équivalents CO2, par exemple, non comprise la part importée). Il doit aussi devenir résilient au réchauffement climatique et adapté à des modes de vie moins consommateurs qu’aujourd’hui (avec le développement du recyclage et des fonctionnalités partagées, par exemple). En même temps, l’habitat de demain doit rompre avec les énormes inégalités sociales qui le caractérisent à l’intérieur d’un même territoire et entre territoires, et mieux intégrer les souhaits de vie de ses habitants, leurs exigences éthiques, esthétiques, notamment vis-à-vis de la nature, de la biodiversité. Ce cycle de séminaires vise à explorer quelques visions d’un habitat réinventé et à identifier les freins sur lesquels agir collectivement.

Séance 9 – La résilience de l’habitat urbain face aux changements environnementaux

Jeudi 20 décembre 2018, 17h15-19h30
Salle de conférences de l’iEES, Campus Pierre et Marie Curie,
4 place Jussieu 75005 Paris
Tour 44, 4eme étage, Couloir 44-45

Le concept de résilience urbaine est souvent proposé pour réfléchir aux façons dont les villes pourront s’adapter aux changements environnementaux en cours. La résilience est en effet la capacité d’un système à retrouver ses fonctions à la suite d’une ou plusieurs perturbations. Mais les changements environnementaux posent un redoutable problème : si leurs contours sont bien décrits (augmentation de la température, pics de chaleur, pluies plus violentes, risque d’inondation, approvisionnement en eau potable…), ces changements sont en constante évolution et restent peu prédictibles dans leurs détails pour une ville et une époque données. Comment fait-on alors pour proposer des adaptations pertinentes ? En quoi une ville bien conçue et durable est-elle plus résiliente ? Peut-on transposer des expériences menées à l’étranger ? Quels enseignements peut-on tirer des recherches en cours sur ces questions ?

Avec

La résilience urbaine face au risque inondation
Bruno Barroca, Maître de conférences au Lab’Urba, Architecte DPLG, Université Paris-Est Marne-La-Vallée (UPEM)

La ville durable face au changement climatique
Vincent Viguié, Chercheur au Cired (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement)

Séance 8 – Quelle nature dans l’habitat ?

Jeudi 15 novembre 2018, 17h15-19h30
Salle de conférences de l’iEES, Campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu 75005 Paris
Tour 44, 4eme étage, Couloir 44-45

Si la nature doit retrouver une place en ville, en particulier pour ses fonctions esthétiques, sociales et philosophiques, et parce qu’elle assure des fonctions écologiques et des « services écosystémiques », ce retour ne va pas de soi. D’abord parce que les conceptions de la nature varient énormément selon les individus, leurs trajectoires socio-culturelles et leurs usages de la ville. Ensuite parce que l’habitat urbain et son environnement demandent des travaux et des pratiques d’adaptation pour intégrer « efficacement » des éléments de nature.
Ce séminaire examinera comment la nature est vue par les habitants de Paris, exemple d’une grande métropole engagée dans la transition environnementale. Il analysera également différentes expériences de jardins collectifs urbains en lien avec des opérations d’habitat ou d' »urbanisme vert » et interrogera leur portée sociale.

Différentes postures socio-culturelles par rapport à la nature à Paris
Etienne Grésillon, Enseignant-Chercheur, Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS)
UFR GHES, Département de Géographie, Université Paris-Diderot

Du HLM « vert » à l’habitat participatif : quelles représentations et pratiques sociales de la nature en ville ?
Sabrina Bresson, sociologue, maître de conférences en SHS, Co-directrice du Centre de Recherche sur l’Habitat, UMR CNRS 7218 LAVUE, ENSA Paris Val-de-Seine

Discutante : Marianne Cohen, géographe, Sorbonne Université, SU-ITE

Séance 7 – Maîtriser les flux de matières et d’énergie

Jeudi 11 octobre 2018, 17h15-19h30

Les chantiers de construction ont des impacts directs importants sur notre environnement en raison des prélèvements sur les sols et des matériaux utilisés, de la production de déchets et de polluants. Une fois debout, les bâtiments ont des impacts indirects via leurs besoins en énergie (chauffage, climatisation…), leurs émissions de gaz à effet de serre et la consommation croissante d’espaces pris sur des terres agricoles ou des zones forestières. A l’échelle d’une communauté urbaine telle que l’agglomération parisienne, peut-on mesurer ces impacts ? Ce diagnostic permet-il de mettre en place des actions aptes à les réduire dans des proportions importantes ? Que faire par exemple des centaines de millions de tonnes de déchets de construction générées chaque année ? Peut-on les réutiliser en partie ? Quelle est la part non réemployable qui peut être recyclée ? Peut-on tracer les lignes d’un « métabolisme urbain » bien pensé ?

– Le diagnostic du métabolisme urbain : quel impact matériel de l’urbanisme sur le territoire ?
Mathieu Fernandez, Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux)
– Le réemploi et le recyclage des matériaux dans la ville
Noé Basch, Mobius Réemploi
– Discutante : Laurence Eymard, ITE

A venir

Monter en résilience (jeudi 20 décembre)

Cycle 2 – Mai-Juillet 2018

Le brillant avenir de l’agroécologie

 

Séance 6 – Casser les freins et transformer le système agricole

Jeudi 5 juillet 2018, 17h-19h30

Campus Pierre et Marie Curie
Place Jussieu 75005 Paris
Institut d’écologie et des sciences de l’environnement (iEES)
Salle de conférences, Tour 45, 4e étage, couloir 45-44

Si la transition agroécologique se profile, le chemin à suivre n’est pas tout tracé. Elle se heurte à de nombreux freins et blocages de nature culturelle, économique et de faisabilité technique. Ce séminaire examinera le cas spécifique mais riche d’enseignements de la formation à l’agroécologie des néoruraux, ces ex-urbains décidés à relever le défi de l’agriculture « bio » ou de la permaculture. Il exposera des travaux français de modélisation, uniques en Europe, qui permettent d’affiner la trajectoire de transformation du système agricole.

  • Christophe Delamare, Fermes d’avenir
    Former pour transformer l’agriculture : un exemple de démarche
  • Xavier Poux, consultant chercheur chez AScA, chercheur associé à l’IDDRI
    Quels scénarios de transformation agroécologique ?

 

Séance 5 – De l’expérimentation à l’évaluation de l’agroécologie : quels acquis ? quels freins ?

JEUDI 14 juin, 17h-19h30
Institut d’écologie et des sciences de l’environnement (iEES)
Salle de conférences, Tour 45, 4e étage, couloir 45-44
Campus Pierre et Marie Curie, Place Jussieu
75005 Paris

L’agroécologie a fait l’objet d’un grand nombre d’expérimentations qui permettent d’en évaluer les intérêts et les limites. Par exemple différentes associations de variétés de plantes de grande culture ont été testées dans des contextes de production variés dans l’idée de réduire les intrants tout en adaptant au mieux les productions aux territoires. Une gestion dynamique de la diversité cultivée peut également se faire dans les fermes à travers la culture, la sélection et le re-semis par les agriculteurs de populations hétérogènes dans le cadre de programmes de sélection participative afin de favoriser une adaptation au cours du temps. D’autres évaluations portent sur la viabilité économique des systèmes agroécologiques. Quelles sont les méthodes utilisées pour ces évaluations ? Quels en sont les résultats ? Quelles conclusions en tirer pour la transition écologique de notre agriculture ?

  • Sébastien Barot, IRD et iEES, président de la Société française d’écologie
    Que nous apprennent les expérimentations de mélanges variétaux ?
  • Isabelle Goldringer, Inra Gif-sur-Yvette, GQE – Le Moulon
    Innovation des variétés et des semences pour l’agroécologie : cultiver la biodiversité
  • François Léger, AgroParisTech, UMR SAD-APT
    Les fermes agroécologiques sont-elles viables économiquement ?

 

Séance 4 – Pourquoi l’agroécologie ? Un état des lieux

JEUDI 17 mai, 17h-19h30

Dans le monde entier, une nouvelle ambition est de plus en plus partagée : engager l’agriculture dans une transition écologique qui la rendra économe en énergie et en ressources, peu polluante, respectueuse de la biodiversité et de la qualité des sols tout en étant résiliente face aux aléas et au changement climatique et apte à produire suffisamment pour nourrir 9,7 milliards d’habitants en 2050. Ainsi, cette agroécologie est généralement définie comme l’application de l’écologie scientifique à la conception et la gestion d’une agriculture durable. Sur quels résultats scientifiques est-elle fondée ? Permettrait-elle d’assurer la sécurité alimentaire ? Comment peut-on faire évoluer les pratiques agricoles et leurs déterminants culturels et socio-économiques dans le sens de l’agroécologie ?
État des lieux…

  • Luc Abbadie, SU-ITE et iEES, Sorbonne Université
    Comment la science écologique révèle les capacités de l’agroécologie
  • Bader Mahaman Dioula, agronome, Action contre la faim France
    Quel modèle agricole pour la sécurité alimentaire et une alimentation saine ?
  • Marianne Cohen, SU-ITE et Enec, Sorbonne Université
    Les pratiques agricoles écologiques : quels déterminants culturels et socio-économiques ?

 

A suivre :

En octobre : Cycle sur la ville durable

Cycle 1 – Janvier-mars 2018

Quels usages responsables et durables
des énergies renouvelables ?

 

Séance 3 – De l’accès de l’énergie à son appropriation

JEUDI 12 AVRIL 2018, 17h-19h30

Salle de conférences de l’UFR TEB (Terre, Environnement, Biodiversité)
Couloir 46-56, 2eme étage

Près de 20 % de la population mondiale n’a pas accès à l’électricité et à des moyens de combustion modernes. Cette inégalité a d’importantes répercussions négatives sur la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, la communication, les emplois, l’égalité hommes-femmes et l’environnement. Quels sont les programmes en cours pour renverser la vapeur ? Le développement des énergies renouvelables est-il toujours approprié compte tenu de ses coûts, et à quelles conditions ? Dans les pays industrialisés, une certaine démocratisation de l’accès à la production d’électricité se développe via l’autoconsommation, des projets éoliens participatifs ou des « centrales solaires citoyennes ». Quelle peut être la part de ces initiatives dans la production et la transition énergétiques ?

  • Christian Simon, Laboratoire PHENIX (UMR 8234) et FabLab Sorbonne Université
    Du besoin d’électricité non carbonée aux modes de production et d’économie d’énergie
  • Arouna Darga, spécialiste de l’énergie solaire photovoltaïque, enseignant-chercheur, Sorbonne Université, Polytech Sorbonne, Laboratoire de génie électrique et électronique de Paris (GeePs), Président de l’association Eau Fil Du Soleil, représentant national de l’ONG ANSOLE (African Network for Solar Energy)
    L’accès à l’énergie solaire dans les pays en développement
  • Justine Peullemeulle, Energie Partagée
    Quels sont les chemins de l’appropriation sociale des EnR ?

Séance 2 – Comment maîtriser les impacts écologiques des énergies renouvelables ?

Jeudi 15 février 2018

Paradoxalement, les systèmes de production d’énergie renouvelable (EnR) peuvent avoir des impacts directs sur les milieux naturels. Ainsi, des recherches ont mis en évidence l’impact négatif de l’implantation d’éoliennes en milieu agricole sur l’avifaune et les chauves-souris. Les lignes électriques ont également des impacts sur la biodiversité. On peut se demander quel serait l’impact du déploiement de grandes centrales solaires annoncées par EDF. Et quelles sont les conséquences de l’exploitation du bois des forêts pour produire de l’énergie, que ce soit dans de grandes centrales ou dans des installations domestiques ? Comment faut-il déployer les EnR dans les territoires pour les rendre soutenables ?

Avec :

Kevin Barré, Muséum national d’histoire naturelle
L’éolien est-il durable pour la biodiversité ?

Viviane Degret et Emilie Droeven, Réseau de transport d’électricité (RTE)
Transition énergétique, adaptation des réseaux électriques et maîtrise des impacts environnementaux

Séance 1 – Énergies renouvelables et économie de ressources

Jeudi 25 janvier 2018

Dans les prochaines décennies, le déploiement des énergies renouvelables (EnR) et du stockage de l’énergie qui leur est associé va accroître l’extraction et l’utilisation de ressources minérales, notamment métalliques. Dès lors les EnR ne pourront être durables que si l’on prend soin de ces ressources. Quel est l’état des lieux ? Quels sont les coûts énergétiques, environnementaux et sociaux de l’exploitation et du traitement de ces ressources minérales ? Comment réduire les consommations d’eau, d’énergie, de produits chimiques et les rejets dans l’environnement ? Quelles sont les solutions de recyclage envisagées ou appliquées ?

Avec :
• Yves Bouvier, historien de l’énergie, SIRICE (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe), Sorbonne Université
Le développement des énergies renouvelables : perspectives historiques

• Georges Calas, Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (IMPMC), MNHN et Sorbonne Université
Ressources minérales et développement durable

• Mathieu Salanne, laboratoire PHENIX, Physicochimie des électrolytes et nanosystèmes interfaciaux, Sorbonne Université
Des batteries pour stocker l’énergie : quels matériaux, quelles contraintes environnementales ?

Ouvert à tous.
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