Contexte

Chaque année, un réseau international de recherches, le Global Footprint Network, calcule l’« empreinte écologique » de l’humanité : la part des surfaces biologiques de la Terre accaparée par l’absorption des émissions de gaz carbonique et par la production de toutes les ressources que nous consommons (cultures, élevage, forêts, poissons). Résultat : depuis les années 1970, l’humanité utilise plus de ressources que ce que la Terre peut reconstituer en une année. Le « jour du dépassement de la Terre » est atteint en un temps de plus en plus court, dès le mois d’août actuellement, cinq mois plus tôt que dans les années 1970. Au-delà, nous visons « à crédit » en accumulant déchets, polluants et gaz à effet de serre que notre planète n’a pas la capacité d’absorber.

Pour réduire nos impacts environnementaux, sociaux et sanitaires, on invoque souvent l’idée de l’utilisation responsable et durable des ressources. Qu’est-ce que cela signifie du point de vue des politiques publiques ? Quelles conséquences ces choix ont-ils sur les filières industrielles ? Quels sont les obstacles au déploiement de politiques responsables et durables ?

Actions de l’institut

SU-ITE produit des analyses systémiques multicritères des filières utilisant les ressources et des « services écosystémiques », ceux accomplis par exemple par les espaces verts dans les villes (projet PartiCitaE). Il en ressort des recommandations qui peuvent éclairer les politiques publiques. Par exemple, le développement des énergies renouvelables implique de prendre en charge les pollutions induites par l’extraction et le recyclage des métaux rares utilisés à cette fin. Autre thème, la « justice climatique », le souci d’équilibrer les impacts du changement climatique parmi les populations humaines, sous-entend non seulement des méthodes durables d’utilisation des ressources mais également leur partage équitable et plus largement un cadrage d’éthique environnementale que peuvent apporter des recherches en sciences humaines et en philosophie politique.