De telles zones littorales sont des milieux dits critiques, particulièrement vulnérables à a montée du niveau de la mer, conséquence du changement climatique.

Parmi les chantiers prioritaires de SU-ITE, les milieux dits extrêmes et les milieux dits critiques constituent des lieux d’expérimentation des interactions entre le changement climatique, les écosystèmes et les sociétés humaines.

Tous sont caractérisés par leur vulnérabilité. Dans les milieux extrêmes, situés aux extrémités du gradient climatique, tels que les zones polaires, le changement climatique a et aura des conséquences majeures : il impacte les populations d’espèces végétales et animales, piliers économiques et culturels des sociétés locales et « sentinelles » des écosystèmes, ainsi que les activités humaines qui s’y déploient.

On observe par exemple que les populations d’ours blanc sont affectées par la diminution de la surface de la banquise polaire, qui écourte leur période de chasse. Ce changement pourrait retentir à son tour sur les populations de phoques et de poissons, avec un impact possible sur la subsistance des Inuits et sur la pêche.

Les milieux critiques sont localisés dans des territoires caractérisés par leur vulnérabilité directe face aux variations naturelles provoquées par le changement climatique. Ce sont par exemple les littoraux et leurs activités humaines menacés par la submersion marine, les villes touchées par des pics de chaleur, les tempêtes ou par les inondations, les espaces agricoles spécialisés dans une monoculture telle que le maïs ou l’olive, sensible aux variations des précipitations et de la température.

Crédit photo : Jack Hamilton/Unsplash