Mobilités actives, un nouveau capital ?

Cycle de séminaires – Mobilités et étalement urbain : quelles nouvelles perspectives ?

Ouvert à tous sur inscription : communication@su-ite.eu

L’étalement urbain, l’extension des zones urbaines au détriment des zones naturelles et rurales, est généralement considéré comme non durable du fait de l’artificialisation des sols, de l’augmentation des déplacements et des inégalités sociales qui l’accompagnent. La densification des villes est prônée pour le contrecarrer, mais présente aussi des inconvénients (îlots de chaleur, tours, manque d’espaces verts…). Cependant, à l’heure où se reconfigurent et se développent les mobilités « actives » (marche, vélos, etc.), de nouvelles formes de transports en commun, associés à des modes de production d’énergie plus décentralisés et des formes nouvelles d’habitat (tels que les logements participatifs), peut-on reconsidérer l’étalement urbain, et faire en sorte qu’il soit compatible avec la biodiversité, les écosystèmes et l’agriculture ?

Jeudi 10 octobre 2019, 17h30-19h

Séminaire 1. Mobilités actives, un nouveau capital ?

INSTITUT DE GÉOGRAPHIE, 191 RUE ST JACQUES, 75005 PARIS

On le sait, vivre à distance d’un centre-ville où l’on va travailler est une contrainte de temps et d’argent qui pèse sur de nombreuses familles. Pour le dire autrement, la mobilité est sujette à des déterminismes socio-économiques. De même que les revenus et le patrimoine (le capital économique) et les relations professionnelles, amicales, familiales (le capital social), la mobilité constitue un capital très inégalitaire. Les nouvelles formes de mobilité qui se développent dans des villes plus durables (marche, « système vélo », deux-roues motorisés, véhicules partagés…) peuvent-elles changer la donne, contribuer à rendre plus équitable le capital mobilité et à donner aux individus de nouveaux choix ? Quelles sont les pratiques de déplacement en contexte urbain, les freins aux mobilités actives et nos « marches » de progression ? Comment concilier et connecter les différentes formes de déplacement individuel et en commun ? Comment la ville doit-elle se (re)structurer ?

Avec :
Florence Huguenin-Richard, géographe, maîtresse de conférences en géographie et aménagement, directrice du laboratoire ENEC (Espaces, nature et culture, FRE 2026 CNRS), Sorbonne Université

Frédéric Héran, économiste et urbaniste, maître de conférences, chercheur au CLERSE (Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques, UMR 8019 CNRS), Université de Lille

Prochain séminaire, jeudi 7 novembre, 17h30-19h

Photo Suad Kamardeen/Unsplash